Localisation géographique

Le Ladakh est à l‘extrémité nord du sous-continent indien, entre 32°15 et 36° de latitude nord et 75°15 et 79°10 de longitude est, coincé entre les frontières du Pakistan, du Tibet, de la Chine. C‘est le point culminant de l’Etat du Cachemire et le plateau désertique le plus haut du monde. Le terrain consiste en une succession de vallées semi-désertiques, de grandes étendues de maigres prairies, des massifs montagneux élevés du nord-ouest de l’Himalaya. L‘altitude varie entre 2900 et 5900 m, les températures hivernales descendent jusqu’à –60° C au vent.
La rudesse du climat est accentuée par la barrière aux pluies que constituent les montagnes : le niveau des précipitations est très faible, autour de 50 mm / an. Les rivières et torrents ne sont alimentés que par la fonte des neiges, et actuellement des glaciers. C’est grâce à ce réseau de ruisseaux que les terres agricoles peuvent être irriguées. Le soleil brille environ 300 jours /an.
Les conditions climatiques et géographiques ont rendu ces régions agricoles isolées et sensibles aux variations météorologiques. De fortes chutes de neige et un froid intense coupent les voies de communications entre certaines zones pour la moitié de l‘année, rendant tout travail de développement très difficile. A cause de cet hiver long, la saison végétative est très courte. L‘agriculture et l‘élevage sont encore les bases de l‘économie domestique. Cependant le Ladakh rural devient de plus en plus dépendant d‘autres sources de revenus : emplois civils pour l‘armée (les routes du Cachemire sont toutes militaires et entretenues par l‘armée) , emplois dans des petites entreprises non indigènes. Cela érode petit à petit le mode de vie traditionnel des habitants du Ladakh et souligne l‘importance des supports extérieurs à la région. Le danger de ceci a été illustré par deux fois lors de l’hiver précoce de 1998, où d‘importantes chutes de neige et un froid vif ont décimé des troupeaux dans les alpages avant leur descente pour l‘hiver, et les troubles séparatistes de l‘été 2002 qui ont fait fermer la route principale d‘accès en Inde, coupant le ravitaillement et une chute substantielle des revenus du tourisme. Celui-ci a un effet socio-économique certain au Ladakh, isolé du monde extérieur jusqu’à 1970.
Situation actuelle
D'après les amis du Tibet, quasiment tous les villages ont une école primaire, mais les conditions de scolarité sont si difficiles qu’en moyenne seulement 3 enfants par village vont à l‘école. Une scolarisation secondaire nécessite de longs déplacements vers un internat rendant encore plus faible de niveau de scolarisation. L‘éducation dans les villages est perçue comme un problème sérieux avec seulement 1 personne par village ayant achevé une scolarité secondaire. En plus des transports, les frais de logement sont à la charge des familles. La situation scolaire ne pourra s‘améliorer que par de meilleures conditions en matière d’éducation dans les villages eux mêmes.
